La maquette de Rome au musée du Cinquantenaire

 

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Le relief de Rome au s.IV PCN a été offert par son auteur l’architecte Paul Bigot (prix de Rome 1899) à son vieil ami Henry Lacoste en 1950. Lacoste, qui était (depuis 1930) architecte des fouilles belges d’Apamée de Syrie, et avait aménagé à deux reprises la salle d’Apamée au Musée du Cinquantenaire (en 1933 puis en 1948 après la reconstruction (par Puttemans père de Pierre et grand-père de Marianne) de l’aile du musée disparue dans les flammes en 1946 (si ma mémoire est bonne)…) avait chargé ses élèves-architectes à l’Académie de Bruxelles de transporter la maquette depuis Paris (il doit rester quelques témoins de ce déménagement), pour l’installer au Musée. Lacoste entendait faire de la salle d’Apamée, de la salle de Rome et de quelques autres salles attenantes la base d’un musée consacré à l’étude de l’architecture urbaine. Les grandes planches qui encadrent la maquette ont été dessinées par ses étudiants. Elles sont toujours là, quasi oubliées de tous, exposées dans les conditions les plus idéales…
Une autre maquette historique, qui n’est pas exposée, est celle du vaste sanctuaire de Sakarra en Egypte. Elle est l’oeuvre de l’architecte Jean-Philippe Lauer, qui en avait fait don au Musée de Bruxelles. Jean-Philippe Lauer a consacré une grande partie de son existence sur terre au relevé et à la restitution de ce site. Il y est l’auteur d’un des chantiers d’anastylose les plus minutieux qui aient été jamais entrepris. Peut-être aurai-je un de ces prochains jours un moment à dédier à vous en montrer quelques images. On peut trouver quelques extraits de son immense travail de releveur, sans trop de difficultés, dans les librairies d’occasion. En particulier son « mystère des pyramides », qui est une magistrale initiation à la connaissance des monuments de l’Egypte ancienne. (Bertrand Terlinden 14.2.2017)

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